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La municipalité de Ségovie propose de mettre en œuvre la taxe de séjour

La municipalité de Ségovie propose de mettre en œuvre la taxe de séjour

Je crois que le ministre de la Culture et du Tourisme a vu de ses yeux cette idée », a déclaré jeudi la mairesse de Ségovie, Clara Luquero, qui a insisté sur la ferme intention du conseil municipal de lancer dans ce mandat appelé «taxe de séjour». L'initiative est déjà en cours dans d'autres municipalités, qui partagent également la reconnaissance du patrimoine mondial de l'Unesco.

Le plan dans lequel l'équipe municipale travaille consiste à facturer des frais qui seraient précisés, bien que jusqu'à présent, les déclarations de leurs représentants indiquent qu'il pourrait s'agir d'un ou deux euros, pour compenser d'une manière ou d'une autre «l'augmentation de coûts associés aux services fournis ». Le conseiller municipal explique que cette taxe "taxe généralement les séjours d'une nuit". C’est-à-dire qu’un voyageur coûte 120 en euros, ce qui est 121, ce qui, de l’avis du maire de Ségovie, est un avantage très acceptable de la part du touriste, ce qui n’entraîne pas de déboursement exagéré.

El cible est que les fonds entrés avec ce taux "reviennent directement dans les villes pour faire face aux coûts associés à des problèmes allant de la conservation du patrimoine à la maintenance des services fournis".

Entre 580.000 et 1,6 millions d'euros

Si nous sortons la calculatrice et faisons la simple opération de multiplier par un ou deux euros le nombre de nuitées enregistrées l’année dernière dans les logements de Segovia, la fourchette obtenue varie de 850.000 à 1,6 millions d’euros, en fonction de l’application d’un un autre taux

Ce jeudi, après la réunion habituelle du gouvernement local, le maire de Segovian a révélé qu'à l'occasion de la conférence des maires et des présidents de députés qui s'est tenue cette semaine à Valladolid, il a brièvement évoqué les revendications du conseil municipal auprès du ministre de la Culture et du Tourisme, Javier Ortega. "Je l'ai vu réceptif", a déclaré Clara Luquero, dans l'attente d'un entretien avec le titre régional dans lequel, outre la taxe de séjour, figureront d'autres "propositions en suspens" faisant appel à la collaboration de l'administration régionale, telles que l'avenir plan directeur pour la vieille ville de Ségovie, quelques années après que celui de l'aqueduc ait déjà été élaboré.

Toutefois, les responsables du conseil d’administration ont déjà exprimé leur opinion sur la complexité de la proposition. Pour commencer, en tant qu'administration compétente, ce tarif touristique serait étendu à l'ensemble de la communauté. Il y aurait donc des destinations répondant à la même demande touristique que Ségovie ou ses compagnons du club des villes du patrimoine mondial, qui rejetteraient cette mesure.

Pas si facile

D'un autre côté, s'il était finalement mis en œuvre, le gouvernement régional serait le dépositaire de cet argent commun entré. C’est là que la proposition de Ségovie demande instamment de rechercher des formules pour que la collecte soit transmise aux municipalités de sorte que ce soit elles qui gèrent le montant perçu. L'obstacle qui se lève n'est pas petit. Par conséquent, le maire souhaite rencontrer le ministre de la Culture et du Tourisme pour voir quelle peut être la meilleure formule, si cela est réalisable, pour inverser les fonds entrés via le tarif touristique.

La déclaration d'intention de l'industrie hôtelière concernant la mise en œuvre de cette redevance n'a pas non plus été bien adaptée. Les professionnels estiment que les touristes peuvent être repoussés lorsqu'ils choisissent une destination intérieure et culturelle.

Une autre question d’ordre du jour culturel à traiter avec le conseiller est celle des événements commémoratifs de l’Anniversaire 500 des Communes de Castille. Clara Luquero a fait valoir que le programme de célébrations qui a été conçu «doit renforcer l'identité et se tourner vers l'avenir, et pas seulement vers le passé, pour qu'il ait une projection nationale et internationale». En ce sens, le responsable municipal ajoute que ce développement "doit impliquer les villes" dans les dépenses.